Art Paris, Grand Palais, du 8 au 12 Avril
Première importante, après un peu plus d’un an d’existence, la galerie était sélectionnée pour participer à la foire Art Paris dans le secteur Promesses (Commissariat Marc Donnadieu), du 8 au 12 avril, sur le balcon du Grand Palais (stand I3).
La galerie présentait le travail le plus récent de Mylinh Nguyen et de Dmitry Bulnygin et des formats petits et grands du travail de tissage littéraire d’Ilann Vogt. Intense et effervescente, la foire a parfaitement joué son rôle d’accélérateur de rencontres, offrant à la galerie et aux artistes une exposition exceptionnelle. Nous avons bénéficié d’excellents retours critiques (amateurs, « professionnels de la profession » et presse -une mention dans Le Monde…) et rencontré beaucoup d’amateurs et collectionneurs avec qui nous aurons à coeur de rester en contact. Merci à toute l’équipe d’Art Paris et à Loïc Le Gall dont le texte critique sur le travail d’Ilann l’inscrit bien dans le parcours Babel (arts et langages) qu’il proposait sur la foire. Et merci à tous ceux qui se sont arrêtés à notre stand et ont profité de l’invitation à ralentir qu’il suggérait.
Dmitry Bulnygin a sculpté un très bel herbier à partir de rebuts de métal, de canettes d’aluminium et autres capsules. L’ensemble se présente accroché au mur et posé au sol.

Comme tout son travail récent, celui-ci porte la marque d’une attention à un environnement naturel négligé, qu’il célèbre en ré-employant les rebuts et déchets, distillant une subtile ironie et une poésie grinçante.
La trajectoire de Mylinh Nguyen propose un curieux jeu de miroir avec celle de Dmitry Bulnygin. Alors qu’elle excelle à tourner les métaux les plus durs et à convertir leur vocation industrielle en objets d’une finesse organique, elle choisit d‘alléger sa pratique en modelant avec la même dextérité une banale pâte à modeler. Elle reproduit avec une précision maniaque les éléments qui structurent le monde organique et végétal, pétales, brin d’herbe, bogues et composent des assemblages qui en transfigurent l’appréhension. La fragilité se mue en force.
Dans ses dernières œuvres, son travail repose toujours sur de savantes et minutieuses compositions mais également sur une pratique de collecte où son attention se focalise sur le presque rien et le non spectaculaire, sur ce qui se trouve sous nos pieds, sur ce qui demeure mais ne se remarque plus : brindilles, graines de berce, coquillages, cosses de graines.


Ilann Vogt poursuit lui son entreprise de tissage. Fidèle aux principes qu’il a posé, il découpe les textes littéraires ligne par ligne sans jamais couper dans les mots et les tisse dans leur intégralité et dans leur langue d’origine en quête d’une bibliothèque idéale intégralement tissée. A Art Paris, nous présenterons quelques petits formats de la série « Entrelacs » (Roman sans parole de Verlaine, Lettre de Douai de Rimbaud, ôde à la liberté de Pouchkine…), mais aussi des textes plus longs : Gargantua de Rabelais, Pays de neige de Kawabata et un exemplaire de la série Pays d’encre où il tisse différentes langues. Pièce maîtresse, un spectaculaire grand format (140×110 cm) intitulé la tapisserie sans nom, s’affirme comme symbole de sa propre réflexion sur son travail de Pénélope.














